La musique de Madère
- Vtunes

- 26 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 jours
En faisant mes premiers pas dans les falaises de Madère, j'ai eu une pensée pour Pessoa, qui a peut-être transité brièvement par l'archipel dans son jeune âge, en route vers l'Afrique du Sud. Ici, je laisse les historiens trancher le débat.
Les paysages de Madère me semblent taillés sur mesure pour la poésie naturaliste de Pessoa. Ils inspireraient n'importe quelle âme empreinte de sensibilité.
Pour ma part, en attendant de m'initier au fado, je me promène au sommet des falaises avec les Cocteau Twins et Julien Doré en tête. À la manière Sublime & silence, je fredonne: Madère est magique, Madère est musique et moi, je marche.
Il ne faut pas être trop poète à Madère. Que ce soit en ville ou au bord de la mer, la vigilance est de mise.
Par exemple, simplement pour accéder au jardin botanique de Funchal en voiture, il faut gravir une pente intimidante sur une chaussée très étroite qui pourtant autorise la circulation dans les deux sens, le tout avec un calme olympien.
Cela dit, la montée en vaut grandement la peine. Ce jardin botanique qui abrite plusieurs musées et offre un parcours grandiose avec vue sur la mer dépasse l'entendement.
Autre danger notoire à Madère: le poisson sabre, spécialité locale que j'ingère sans trop m'inquiéter ni de son nom, ni de son contenu en mercure. Délicieux!
À la forteresse de Santiago, les vagues déferlantes de l'Atlantique se brisent violemment sur un muret de béton devant protéger les curieux. Ici aussi, la prudence est de mise.
L'omniprésence de ronds-points partout à Madère donne l'occasion à tout conducteur, même expérimenté, de faire de nombreuses erreurs de navigation. Tourner en rond représente souvent l'alternative à une manoeuvre brusque.
La musique de Madère, c'est celle qui joue dans ma tête, à chaque pas que je fais sur ce rocher majestueux en plein coeur de l'Atlantique.
À chaque pas que je fais sur la rue Santa Maria, au centre-ville de Funchal, à la recherche de murales originales.
À chaque pas que je fais pour avoir une meilleure vue sur les plantations de bananiers en terrasse.
À chaque pas que je fais sur un sentier longeant un levada.
J'ai aussi beaucoup en tête la chanson Mille Vagues de Feu! Chatterton pendant mon séjour ici. Comme quoi la musique, au même titre que la mer, ne connaît aucune frontière.
Je découvre Madère depuis hier,
et le coup de coeur se poursuit.
J'y resterais pour faire carrière,
ou pour découvrir qui je suis.
Je me remémore l'Angleterre,
et d'autres îles pendant la nuit.
Mais la plus belle de toute la Terre,
c'est celle que j'ai trouvée ici.






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