Allonger la sauce
- Vtunes

- il y a 1 jour
- 1 min de lecture
Passer de l'octosyllabe à l'alexandrin,
revient presque à parler arabe et arménien.
Ça comporte de nombreux défis et plein de pièges,
À l'instar de la musique et de son solfège.
Il faut le reconnaître, c'est un peu plus long.
Pour celui qui écrit, ça prend d'l'inspiration.
Pour le lecteur, la simple présence des hémistiches,
lui permet de ménager sa respiration.
De celui qui déclame sa belle allocution,
on ne ratera rien de chaque terminaison.
D'ailleurs, le temps venu de la prochaine césure,
chacun pourra s'amuser à jouer les augures.
Sera-t-il encore question de l'agent orange?
Ou traitera-t-on cette fois d'une autre personne étrange?
Peut-on prétendre en aussi peu que douze syllabes,
traiter des Perses et à la fois du monde arabe?
Mettre de côté parfois la géopolitique,
permet de s'attarder à une autre gymnastique.
Celle qui consiste à aligner séries de vers,
et de créer en quelque sorte, un univers.
J'avoue franchement que cette histoire est dure à suivre,
et j'vous sens un peu angoissé qu'elle ne perdure.
Cela revient à méconnaître ma nature.
Je souhaite juste que ces quelques mots vous transfigurent.






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