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Hommage aux automatistes québécois

Photo du rédacteur: Vtunes
Vtunes
il y a 2 heures
3 min de lecture

Je suis né trop tard. Souvent, je me suis demandé ce qui serait arrivé si j'avais grandi en même temps que les automatistes.


Ce mouvement artistique semble tout indiqué pour moi. Quand j'ai écrit le texte La lenteur, de manière intuitive et sans jamais m'arrêter, je me trouvais à reproduire les préceptes de ce courant.


Ce matin, je tente une deuxième tentative. Les règles sont claires. C'est mon subconscient qui dicte et je ne dois pas m'arrêter.


Je suis au marché Robin, mon pèlerinage du samedi matin, et j'ai apporté L'ignorance de Kundera pour les temps morts, mais en principe il ne doit pas y en avoir. Il vous faudra composer avec les fautes d'orthographe!


En débutant la lecture, je ne savais pas à quoi m'attendre. La lenteur n'avait pas été lente et avait été surtout autre chose. L'ignorance allait sûrement m'apprendre quelque chose!


Il y est question d'exil, d'histoire tchèque, et oui d'ignorance. La mienne, la vôtre, celle qui est en grande partie inévitable mais aussi un peu évitable. Tout est question de temps et d'effort.


Mon sandwich matinal était sublime. Lorsque j'arrive à l'ouverture vers 8:00, il est souvent indisponible et ça me rend fou. C'est pourquoi je l'ai baptisé Le grasse matinée!


Cette fois il est 9:00 et en le dégustant, malgré la guerre en Ukraine, le mariage Poutine-Agent Orange, Gaza, l'inflation en hausse, ce sont les automatistes qui occupent mon esprit. Un brin de nostalgie s'empare de moi. Même si je n'y étais pas! Est-ce possible?


D'ici quelques semaines, je vous montrerai la murale de Montréal qui a été créée en hommage à Françoise Sullivan, cette inspirante et indémodable icône de notre culture. Polyvalente et énergique, elle force l'admiration!


Eurythmics! Le marché Robin a une si belle liste d'écoute! Ça m'a temporairement ralenti mais je continue à taper sur le clavier. La chanson? Ben oui, sweet dreams.


Depuis Munich en 1990, j'ai manqué tous les Oktober Fest du monde, et c'est à peu près la même chose pour l'Halloween. Cette année fera exception. Je suis en train de magasiner mon costume et il sera mémorable. Je vais remonter beaucoup plus loin que les automatistes.


Il y aura bien sûr un lien avec la littérature, le voyage, l'humour, mais je vous en reparlerai le temps venu. Ce samedi matin est froid mais le soleil omniprésent. Les berges de Verdun seront ma prochaine destination.


En parlant du fleuve aux grandes eaux, une murale en hommage à Frédéric Bach est en préparation à Montréal. Je vais aux informations et je vous tiens au courant.


Il n'y a pas si longtemps, sur la route d'Ottawa, je suis parti avec Dora l'exploratrice à la recherche du Grand Hotel et de Caledonia Springs, site de sources thermales mythiques qui ont fait le bonheur des notables du siècle dernier (et même avant).


Finalement, on n'a trouvé qu'une piste cyclable. Nos sources n'étaient pas bonnes! Pour noyer notre déception, on est allés à la brasserie Beau's de Vankleek Hill et à la tourbière d'Alfred.


Juste à côté de moi, un client du Robin vient de slurper la fin de son latte. C'est banal vous me direz mais pour moi, c'est l'explication de TOUS nos problèmes. Quand le souci des autres prend le bord, on est perdus!


D'où ma fascination pour la bienveillance, la soeur de l'amour et la cousine de l'empathie. Est-ce que l'extrême droite est à l'écoute?


Ça me fait penser à i-lawn Musk. Oui oui i-lawn Musk. C'est son nom. Mais pour une mystérieuse raison, plusieurs personnes au Québec l'appellent Hélène Musk. Surtout à Radio-Canada, où l'anglais semble être une torture pour plusieurs employés.


Croyez-le ou non. Le slurpeur vient de pousser bruyamment son tabouret sous le comptoir en quittant. Un bruit rappelant des ongles sur un tableau. Un tel geste c'est l'équivalent de quelques nouvelles attaques sur l'Ukraine. Le souci des autres...


Sting! N'est-ce pas qu'il est toujours d'actualité. I hope the Russians love their children too. Indignation totale. Cette guerre ne doit pas durer cinq ans! Gaza sous nos yeux. Époque déchirante!


Vite les midterms! Ça ne peut plus durer. Nos jeunes ont eu la pandémie, l'inflation, les guerres, les bouleversements de l'intelligence artificielle. On est rendus à une grosse dose de paix et d'amour.


Je ne m'arrête pas. C'est ça l'automatisme. Un cri du coeur désespéré rempli d'espoir. On ne sait pas où ça nous mène, mais ça nous oblige à exprimer les sentiments enfouis, les frustrations du quotidien, et à verbaliser la solidarité puissante qui définit largement qui nous sommes.


Le soleil des berges m'attend. En passant, sur le drapeau de l'Inde, ce n'est pas un soleil, c'est une roue. Si c'était moi, je lui demanderais d'arrêter de tourner quelques instants, pour que l'on fasse un peu de surplace, ou encore mieux prendre du recul.


Merci de votre attention! Top chrono 10 minutes.



 
 
 

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