Relents de Charlevoix

Dernière mise à jour : 24 août
À chaque fois, c'est un émerveillement que la route des vacances me mène dans Charlevoix.
J'y trouve les paysages et les pâturages des Açores, à seulement quatre heures de route de Montréal.
Répéter l'expérience à chaque été n'enlève rien au plaisir. Cette année, j'y ai trouvé le meilleur café au lait au monde.
Je dois d'ailleurs les appeler pour obtenir le modèle de la machine et la variété du café.
Je ne rigole pas. Si je peux recréer ce goût à la maison, ma qualité de vie prendra un tournant décisif.
Le bien-être que je ressens lorsque je regarde au loin sur le quai de Baie-Saint-Paul ou que je parcours le boisé du quai est indicible, même pour un écrivain.
Sans compter l'excitation que je ressens au petit matin à l'approche de la tour en bois que je gravis en vitesse comme l'escalier imposant de la station Bonaventure les jours de travail.
Un autre bonheur inestimable est de prendre la clé des champs en vélo pour passer allègrement de la tour au café mythique qui sert la potion magique qui fait danser mes papilles invariablement.
Découvrir le musée d'art contemporain est une autre expérience déterminante (texte à venir) qui contribue à agrémenter mes séjours là-bas, en complément de l'art de rue que l'on trouve ici et là.
Apprendre que Gabrielle Roy a vécu dans la région (Petite-Rivière-Saint-François) et y a entretenu des conversations soutenues avec les ouararons a donné une nouvelle dimension à mon expérience.
Je suis revenu de là-bas avec un souvenir impérissable qui a trouvé le chemin de ma table de chevet.
Je dévore déjà chaque phrase de ces récits écrits par celle à qui je vous voue une admiration sans borne.
Elle serait sûrement ravie d'apprendre que la voie ferrée a tenu le coup jusqu'ici malgré les ravages de l'érosion visibles un peu partout.
Depuis mon retour, les criquets poussent à l'unisson leur cri strident et réconfortant dans la profondeur de la nuit.
C'est un rappel que l'été tire à sa fin et qu'il faut le saisir avec l'énergie de l'espoir.
Qu'il faut prêter l'oreille à la nature pour faire vibrer ses murmures mystérieux dans le tréfonds de notre être.
Et aussi que le US Open est à nos portes! Cela dit, on le regarde cette année?
Seulement les matches qui mettent en présence des Canadiens serait un bon compromis. Mais ne gâchons pas cette chronique!
Je m'adresse à toi Charlevoix,
qui me fascine à toutes les fois.
En faisant chanter mes étés,
tu ne cesses de me transformer.










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