Blur précède Coldplay
- Vtunes

- il y a 1 jour
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En route vers Seattle, j'ai prouvé une fois de plus ma maladresse proverbiale avec toutes les formalités d'aéroport. Je suis un infrequent flyer irrécupérable.
Que j'aie pu enregistrer sans problème mon bagage à main avec le système automatisé est un fait d'armes que je ne suis pas prêt d'oublier.
Un autre bon coup que je veux pas passer sous silence est le téléchargement de la saison 1 de Peaky Blinders (2022) juste avant l'embarquement.
Grâce à ce geste in extremis, le vol Montréal-Vancouver a passé comme un clin d'oeil. Cette télésérie m'a beaucoup plu. Oui, je sais, j'ai quatre ans de retard, mais c'est comme ça!
Un de mes objectifs dans le cadre du voyage est d'utiliser mes rares temps libres pour découvrir un groupe que j'ai trop négligé jusqu'ici: Blur. Et pourquoi ne pas débuter par l'entraînante Chemical World?
Mon exploration musicale a mené hier soir à une découverte intéressante. Juste en passant devant la bibliothèque publique de Seattle, j'ai réalisé que le mantra ou thème de la chanson Sing de Blur (1991), livré par un piano lancinant, se rapproche étrangement du thème que l'on retrouve sur la chanson Everything's Not Lost (2000) de Coldplay, à partir de la 53ème seconde pour être plus précis.
Je n'aime pas parler de plagiat. Le rapprochement que je fais est fortuit et ne fait que montrer comment les artistes s'inspirent les uns des autres pour créer. Dans ce cas précis, Coldplay semble s'inspirer de Blur.
On ne pourra tout de même pas reprocher à Damon Albarn de nous rappeler Morrissey sur la chanson Resigned! L'art est par définition un faisceau d'interrelations, beaucoup plus qu'un travail en vase clos.
Prenez Kent Monkman par exemple. Personne ne me convaincra qu'il n'a pas été inspiré par les travaux de Jérôme Bosch, même si je ne trouve aucune trace écrite pour étayer mon hypothèse.
À travers les nombreuses fresques de Monkman, un tableau m'a interpelé. Je l'ai baptisé La jeune fille courageuse.
On la voit, plus grande que nature, prêter secours à des individus effrayés qui tentent de se cacher des forces de l'ordre. C'est mon coup de coeur de l'exposition qui a pris fin récemment.
Entre l'aéroport de Seattle et mon hébergement, j'ai rencontré un chauffeur de taxi très sympathique. Venu d'Éthiopie il y a plus de 35 ans, je lui demande s'il prend parfois congé.
Sa réponse: Je travaille sept jours sur sept.
Et quand prenez-vous des vacances?
Quand j'ai de l'argent.
Mon analyse sociale s'arrête là. C'est simplement qu'en taxi, j'ai pris l'habitude de demander aux chauffeurs d'où ils viennent, sans me préoccuper outre mesure d'où je vais. Comme quoi les applications modernes peuvent favoriser le dialogue.
Mon échange avec le chauffeur m'a valu quelques suggestions touristiques, incluant la fameuse Space Needle. Il me confirme aussi que Chihuly Garden en vaut grandement la peine, ainsi que la ville souterraine.
Je reviendrai sur Blur de façon plus détaillée. Et je réalise que cette chronique va dans tous les sens. Mais le plus important, c'est d'aller à la 53ème seconde de Everything's Not Lost de Coldplay, après avoir écouté Sing de Blur.
Quand vous serez convaincus de la ressemblance, vous pourrez célébrer, et peut-être même danser, au son de Song 2 sur le cinquième album de Blur.
Pour ce qui est de la ressemblance entre les oeuvres de Monkman et celles de Bosch, libre à vous d'explorer!







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