top of page

Thomas Fersen: Le poète de Pigalle

  • Photo du rédacteur: Vtunes
    Vtunes
  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Thomas Fersen est le poète que j'aurais rêver devenir, une fois que mes chances de percer au baseball et au tennis furent totalement anéanties.


Je l'ai découvert longtemps avant l'avènement des plateformes de streaming et j'ai toujours attendu la sortie de ses albums avec impatience.


Fabuliste accompli et mélodiste exceptionnel, Fersen manie les textes et la musique avec une aisance déconcertante.


Poète des paumés, il y a presque toujours une histoire dans ses chansons. On la découvre tranquillement, de crescendo en crescendo, jusqu'au dénouement parfois inattendu.


Ce n'est pas le premier qui déclame plus qu'il ne chante. Et ça marche! Rêveur et romantique, ses influences classiques ne sont jamais très loin dans sa musique.


Le répertoire de Fersen contient des moments forts qu'il ne faut pas passer sous silence, comme les élans de musique classique dans Moi Qui Me Croyais Un Saint, les douloureuses déroutes amoureuses décrites dans Les Tours D'Horloge ou Irène, ou la finale inoubliable offerte par les choristes dans Mon Iguanodon.


Tiraillé entre l'accordéon et le violon, Fersen fait également une large place au piano.


Cela dit, à eux seuls, ses mots produisent généralement une puissante trame, appuyés brillamment par une panoplie d'instruments et d'effets sonores originaux.


Parfois, grâce à d'irrésistibles envolées musicales, on se croirait au cirque ou au cinéma, comme dans la chanson Je suis dev'nue la bonne.


Si Apple Music identifie l'album Quatre (1999) comme indispensable, il serait dommage de passer à côté des albums Le jour du poisson (1997) et Le Pavillon des fous (2005).


La poésie de Fersen inclut même à l'occasion des conseils amoureux, comme dans la chanson Où trouver des fleurs un lundi soir après minuit (1997).


Mais ça, c'était avant l'IA. Aujourd'hui, l'IA fournit les fleurs et l'amour, le tout en quelques clics.


Quant à Fersen, il nous offre folie et poésie, avec une teinte d'humour et un peu de nostalgie. On en a bien besoin!


Il sera de passage à Montréal le 14 juin 2026. Il faut aller le voir pour le croire.



Commentaires


© 2023 by The Artifact. Proudly created with Wix.com

bottom of page