La femme qui ne lisait plus

Dès que j'ai lu le dernier mot: FIN, j'ai compris. La mer se mit à couler sur mes joues et à ruisseler un peu partout sur mon visage.
J'avais en réalité compris depuis longtemps. Je l'avais même écrit dans un texte que je crains avoir égaré.
Si vous avez bien suivi ce qui s'est passé dans le train, il doit vous apparaître comme évident que j'y ai retrouvé sans la chercher la pension Almayer et tout ce qui vient avec.
Je l'avais sous les yeux tout ce temps. On ne s'attend pas à la retrouver dans un train.
Je suis sûr que vous avez aussi compris le symbolisme de la carte d'embarquement, et pourquoi j'ai ressenti à plusieurs reprises le besoin de quitter le train en chemin, pour m'en approcher.
Elle était là depuis toujours, sous mon nez, à me narguer de sa beauté infinie. Je l'ai retrouvée grâce à la lenteur. Grâce à toi.
Inutile de s'étendre sur le sujet. Les mots se bousculent dans ma tête. Mais très peu trouvent le chemin de la page.
Je suis devenu le Plasson de la littérature. Surtout, pas un mot!
Pourtant, elle lit encore. Si j'y suis pour quelque chose, ce fut ma maigre contribution, ou bien ma faute.
Ce ne sera peut-être pas pour tout de suite, ni au rythme des marées, mais le jour où je briserai le silence, ce sera pour toujours.
Océan mer.






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