En longeant les levadas
- Vtunes

- il y a 6 jours
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Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Il est impossible de visiter Madère sans croiser des levadas, ces canaux d'irrigation qui serpentent les villages de montagne et finissent leur course folle plus bas près de l'océan, ou dans un autre village plus au sud.
En fait, jusqu'ici, je n'ai jamais vraiment vu la fin d'un levada. Tout ce que je sais, c'est qu'ils sont sinueux.
On les trouve partout en bordure des sentiers pédestres, servant de repère incontournable pour les randonneurs épuisés d'utiliser leur GPS. Peu importe le sentier, sans levada, point de salut.
Parfois, les levadas réveillent en moi le goût d'écrire. L'irrigation sert donc ici d'inspiration. Les canaux deviennent alors le matériau de mes mots.
L'introduction aux levadas,
je l'ai connue au Canada.
En préparant mes bermudas,
Je les ai mis à l'agenda.
Dès le début, ça m'obséda,
à la manière d'un dictat.
J'en fis alors mon mandat,
qui naturellement s'imposa.
On parle beaucoup du vin de Madère. Mais en arpentant les sentiers montagneux de l'île, on fait connaissance avec son vent, parfois très violent.
Une randonnée peut facilement être compromise par les conditions météorologiques et en particulier les caprices éoliens. Une tuque et des gants peuvent servir à Madère.
Pour en revenir aux levadas, je m'incline devant l'ingéniosité à la source de leur construction.
Cela dit, les tunnels de Madère, creusés dans les entrailles des montagnes, représentent à mon avis le secret d'ingénierie le mieux gardé au monde.
Je reviendrai un jour sur l'histoire fascinante de ces tunnels. En attendant, je vais continuer d'arpenter à pied les levadas.






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