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Hommage à Alfredo Arreguin

  • Photo du rédacteur: Vtunes
    Vtunes
  • il y a 16 heures
  • 2 min de lecture

Le soleil a encore joué les trouble-fête aujourd'hui, écourtant ma visite au musée. À Seattle, on ne l'attend jamais. Quand il se pointe, il ne faut pas le manquer.


En arrivant dans la salle consacrée à Arreguin, j'ai été médusé par l'exubérance qui se dégage de ses oeuvres.


D'origine Chicano (1935-2023), ses mosaïques s'inspirent des cultures indigènes du Mexique ainsi que de la nature et de la topographie du nord-ouest pacifique.


La pièce que j'ai visitée contient cinq oeuvres et je les inclus toutes à la fin de ce texte. C'est comme si vous y étiez! Cela dit, c'est moi qui voudrais être à Montréal ce soir!


Arreguin voyait la peinture comme une thérapie, une rythmique quotidienne incontournable. Je souscris à sa vision.


Le musée d'art de Seattle est très impressionnant. Il m'a permis de poursuivre ma quête d'art ailleurs que dans les rues, où j'étais sur le point de manquer d'oeuvres.


Le voyage s'étire et après avoir fait le plein d'images au musée, je suis retourné trouver du réconfort au restaurant turc qui fait une soupe aux lentilles rouges parfaite. Mémorable.


Je ne sais pas s'il y a un lien avec ma course effrénée d'hier soir sur la rue Stewart, mais je commence à ressentir la fatigue. Même l'inspiration est chancelante.


Je retiendrai de Seattle que c'est une ville fascinante, vibrant au rythme des pulsations du marché Pike et de l'ondulement des jonquilles au vent, de ses artistes, restaurateurs et chauffeurs de taxi, où il fait bon vivre, avec des plans d'eau jamais trop loin, un restaurant japonais sur East Pine qui sert la meilleure crème brûlée matcha au monde, un restaurant italien où trouver une table relève du sport extrême (Donna's), une ville qui en fin de compte ne se relate pas facilement à l'aide d'une phrase très courte qui va droit au but comme je les aime généralement. En tout cas, pas aujourd'hui. Désolé pour ça. Paradoxalement, c'est la fatigue.


J'ajouterais qu'y courir est un peu dangereux, car on doit constamment se synchroniser avec les pictogrammes de bonhommes blancs, tout en se méfiant des trotinettes qui défilent à toute vitesse, surtout sur la rue Stewart.


J'ai montré les oeuvres d'Arreguin au barman de l'hôtel et il a bien apprécié. Lui aussi est amateur d'art.


Et pendant tout ce temps, Sing de Blur continue à jouer en boucle sur mon téléphone, dans l'espoir d'apaiser mon spleen. Pour une chanson qui fête ses 35 ans, elle vieillit vraiment bien.








 
 
 

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