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Les rochers de Porto Moniz

  • Photo du rédacteur: Vtunes
    Vtunes
  • il y a 13 heures
  • 2 min de lecture

Ce n'est pas un hasard si à Madère, il y a une localité qui inclut Porto dans son nom. Le fameux vin de l'île peut rappeler le tawny, malgré sa plus grande acidité.


Cela dit, le vin de Madère se laisse oublier, contrairement aux rochers de Porto Moniz (Ribeira da Janela), qui se sont imprégnés dans ma mémoire, en compagnie des airs nostalgiques de fado entendus au restaurant Casa do Bacalhau de Ponta Delgada, aux Açores cette fois.


Madère a été pour moi vent et musique. J'y ai médité la poésie d'Arthur H, de Brady et de Pessoa.


Quand la force du vent m'empêchait d'avancer dans un sentier, à quelques pas d'une falaise, je fredonnais Indiana Lullaby en priant pour mon salut.


À la vue des rochers de Ribeira da Janela, j'ai pensé à Melbourne et au poème Far and Wide.


Mon esprit s'est alors envolé, loin, très loin. Vaporeux et libre, avec l'océan comme toile de fond, et le ciel comme plafond.


J'ai parcouru l'étendue bleutée, en défiant ses plus violentes marées, arrosé par des ondées, asséché par l'alizé.


Avec mon âme comme unique compas et l'horizon comme destination, je me suis perdu mille fois dans mes pensées, submergé par un torrent d'idées.


D'une vague à l'autre, je me suis laissé bercer par les flots, caressé par les eaux.


Lorsque rejeté sur les rivages, je reprenais aussitôt mon périple surréel au raz la marée.


Je naviguais sans navire et sans drapeau, portant fièrement mes oripeaux.


À la hauteur de Ribeira da Janela, je pus admirer à nouveau les majestueux rochers de basalte (instigateurs de ma rêverie), le temps d'une halte.


Puis mon esprit reprit de plus belle, son épique parcours océanique, d'un bout à l'autre de l'Atlantique.


Je prenais beaucoup d'altitude, tout en maintenant, mon attitude.


Inconscient de ma latitude, j'aspirais à la plénitude.


Mais tout à coup, sans crier gare, on nous annonce l'atterrissage.


La fin trop brusque, du voyage.


La mer sans fin redevient terre.


Et mon esprit, un insulaire.


Ce nouveau retour au bercail, rime étrangement avec travail.


Une avalanche de courriels et de rencontres virtuelles.


Je boude pour l'instant le portail, et je retourne à l'essentiel. :)











 
 
 

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